Ateliers Pré Congrès

Les ateliers 1 à 7 sont programmés sur le créneau du matin et les ateliers 8 à 14 sur le créneau de l’après midi.
Les ateliers 5 et 14 seront dupliqués et se dérouleront par conséquent à la fois sur le créneau du matin et de l'après midi.

Atelier 1

« L’étude métier « démolisseurs » du protocole aux travaux sur les pistes d’amélioration des conditions de travail »

Responsables : Mireille LOIZEAU (médecin coordinateur du pôle pluridisciplinaire à l’APST BTP RP) et Dominique LEUXE (médecin conseil national OPPBTP).

Conférenciers : David MILLEROT (IPRP Responsable du Pôle prévention SST BTP de Franche-Comté), Philippe DERVAUX (Conseiller en Prévention agence OPPBTP Lille) et Stanislas LIBEAU (représentant le Syndicat National des Entreprises de Démolition).

Descriptif de l'atelier :

notre atelier a pour objectif de présenter la réalisation d’une étude métier dans le secteur du BTP. Nous avons choisi de présenter l’étude concernant les démolisseurs.
Le public ciblé est : les équipes santé travail, les préventeurs des entreprises, les employeurs et salariés. Dans un premier temps seront présentées la mise en place de l’étude, la rédaction du protocole puis la méthode utilisée dite « méthode d’analyse et d’évaluation des conditions de travail ». L’objectif de l’étude métier est de dégager des pistes d’actions prioritaires pour améliorer les conditions de travail des salariés du BTP, une étude interrégionale, pluridisciplinaire et partenariale.

Nombre maximum de participants souhaités :
80 personnes

Atelier 2

« Démarches et outils dédiés à la prévention des risques professionnels dans les établissements de soins »

Responsables et conférenciers : Marjorie ORANGE (ingénieur Hygiène et Sécurité – Département Médecine & Santé au travail - CHU Grenoble), Julie PAVILLET (Psychologue du Travail – Département Médecine & Santé au travail CHU Grenoble) et Jean-François GEHANNO (PUPH Médecine du travail - CHU Rouen).

Descriptif de l'atelier :

Objectif : Partage d’expérience sur les démarches de prévention des contraintes psycho-organisationnelles et des troubles musculo-squelettiques (ORSOSA) et du risque chimique (ChimiRisk) en établissement de soins.
Présentation d’un outil de veille documentaire ciblé sur les problématiques de santé au travail en milieu de soins. Public ciblé : Préventeurs (ex : Ergonome, Ingénieur Hygiène et Sécurité, Psychologue du Travail, Ergothérapeute…), IDE SST, Médecins du travail…
Résumé : L’association entre plusieurs CHU et le FNP de la CNRACL a permis l’élaboration de deux démarches de prévention originales ciblées sur les risques prioritaires (les risques psychosociaux associés aux troubles musculo-squelettiques, ainsi que les CMR via le risque chimique), et d’un outil de veille documentaire.
La démarche ORSOSA vise à l’amélioration de la qualité de vie au travail de l’ensemble des professionnels d’une unité de travail. Basée sur un diagnostic rapide des contraintes par questionnaire et entretiens, elle permet la mise en place d’actions de prévention viables et sur mesure pour chaque unité. Sa force réside dans l’implication et la valorisation de l’ensemble des professionnels de l’unité de soins (www.orsosa.fr).
La démarche ChimiRisk évalue le risque chimique dans les établissements de santé pour mieux le prévenir. Intuitive et adaptée aux spécificités des hôpitaux, elle permet la mise en place d’actions concrètes notamment grâce à sa proximité avec le terrain ainsi qu’à son application dédiée (www.chimirisk.fr).
Ces démarches ont été déployées au sein de plusieurs établissements hospitaliers de typologie différente. Après une présentation de la méthodologie et des supports de ces deux démarches, un retour d’expérience sera réalisé.
Enfin, l’outil de veille documentaire ciblé sur les problématiques de santé au travail en milieu de soins sera présenté.

Nombre maximum de participants souhaités :
100 personnes

Atelier 3

« OiRA, un outil innovant pour accompagner les TPE dans leur démarche d’évaluation des risques »

Responsables : Lorenzo MUNAR (EU-OSHA), Marc MALENFER (INRS) Conférenciers : Elke SCHNEIDER (EU-OSHA), Lorenzo MUNAR (EU-OSHA), Marc MALENFER (INRS) et un représentant d’un service de santé au travail interentreprises.

Descriptif de l'atelier :

Public : Services de santé au travail interentreprises : médecins, infirmières, IPRP…
Contexte : L’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) déploie le projet OiRA (pour Online interactive risk assessment, Evaluation des risques interactive en ligne) en réponse aux difficultés rencontrées par les petites entreprises pour répondre à l’obligation d’évaluation des risques instaurée par la directive de 1989. Inspiré d’une expérience réussie aux Pays-Bas, le projet vise à proposer aux TPE des outils informatiques sectoriels gratuits afin de les guider dans leur évaluation des risques. Plus de 60 applications OiRA ont déjà été développées par 15 Etats membres.
En France, l’INRS est le partenaire de l’Agence européenne sur ce projet. Trois applications sectorielles ont été dé- veloppées pour des secteurs visés par des programmes d’action nationaux : le transport routier de marchandises, la restauration traditionnelle et la réparation automobile. Plus de 10 000 sessions d’évaluation ont déjà été ouvertes dans ces outils.
Pour en savoir plus : www.inrs.fr/oira
Objectif de l’atelier :
- Exposé sur les difficultés rencontrées par les petites entreprises face à leur obligation d’évaluation des risques à partir de données issues de différentes enquêtes européennes et nationales,
- Présentation des avantages des outils interactifs en ligne,
- Présentation d’OiRA et des outils sectoriels disponibles,
- Présentation de l’usage qui est fait d’OiRA en France,
- Témoignage d’un service de santé au travail utilisant OiRA dans l’accompagnement de petites entreprises.

Nombre maximum de participants souhaités :
80 personnes

Atelier 4

« Evaluation des expositions professionnelles aux cancérogènes par le Service de santé au travail »

Responsables : Patrick BROCHARD (responsable de l’unité de médecine du travail des organismes de recherche, CHU Pellegrin, Bordeaux) et Catherine VERDUN-ESQUER (médecin - PH, CHU Pellegrin, Bordeaux) 

Conférenciers : Sabyne AUDIGNON (ISPED - Université de Bordeaux), Patrick BROCHARD (responsable de l’unité de médecine du travail des organismes de recherche, CHU Pellegrin, Bordeaux) et Catherine VERDUN-ESQUER (médecin - PH, CHU Pellegrin, Bordeaux)

Descriptif de l'atelier :

Objectif : Faire connaitre les outils à disposition des services de santé au travail pour l’évaluation des expositions professionnelles aux cancérogènes Description succincte de ces outils : L’évaluation des risques est une démarche en deux étapes comprenant, d’abord, l’identification et l’inventaire des nuisances (évaluation des dangers), puis l’analyse des expositions aux nuisances et aux facteurs de risque individuels ; permettant ainsi de réaliser l’évaluation du risque au niveau collectif et au niveau individuel.
Pour l’identification et l’inventaire des nuisances, les outils et méthodes disponibles sont :
1. l’analyse des situations de travail,
2. l’analyse de la littérature scientifique, recherches documentaires et analyse des éventuels avis concernant l’évaluation des risques sanitaires par les agences nationales,
3. les classifications et l’étiquetage des produits,
4. les analyses des fiches de données de sécurité,
5. l’analyse des documents internes à l’entreprise,
6. des questionnaires spécifiques. Pour l’évaluation de l’exposition, les outils et méthodes disponibles sont : les matrices emplois-expositions, la métrologie d’atmosphère, les frottis de surface et la biométrologie.
Public : médecins du travail, préventeurs hygiène et sécurité

Nombre maximum de participants souhaités :
50 personnes

Atelier 5

« Infirmier de santé au travail : Pluralité de ses pratiques professionnelles »

Responsable : Nadine RAUCH (GIT)

Conférenciers : Nadine RAUCH (infirmière de santé au travail en entreprise dépendant d’un service interentreprise), Corinne CHAPON (Infirmière de santé au travail en service inter-entreprise), Catherine CHAZETTE (Infirmière de santé au travail en service autonome), Jackie KUROWSKI (représentante des infirmiers de santé au travail française à la Fédération des Infirmiers en Santé au Travail d’Europe - Federation of Occupational Health Nurses within the European Union).

Descriptif de l'atelier :

basé sur l’enquête réalisée par le Groupement des Infirmiers du Travail auprès de plus de 600 infirmiers, l’atelier présentera par des retours d’expé- riences le rôle de l’infirmier de santé au travail, qui a su s’adapter à l’évolution de la législation :
1. Analyse de l’enquête en soulignant les points marquants et/ou significatifs. Par le biais de la formation, il a su acquérir ou confirmer la pluralité de ses compétences, apporter son savoir-faire auprès des équipes pluridisciplinaires et cela quel que soit son lieu d’exercice.
2. L’évolution du rôle de l’infirmier depuis la réforme, l’élargissement de son champ de compétences notamment avec l’apparition de nouveaux risques tels que les RPS.
3. Retour d’expérience dans la mise en place d’une collaboration entre une infirmière en service autonome et une infirmière d’un service inter entreprise.
Enfin la spécificité de la profession en France sera comparée aux pratiques et modes de fonctionnement de nos collègues européennes. Des modèles qui pourraient servir d’exemple et pourquoi pas d’expérimentation dans le système français.
Ces illustrations seront là pour donner des exemples concrets, mais aussi pour permettre aux professionnels de s’exprimer, de parler de leurs propres expériences, de recevoir des propositions afin d’améliorer notre pratiques et notre collaboration avec les équipes pluridisciplinaires.

Nombre maximum de participants souhaités :
50 personnes

Atelier 6

« Réponse aux signalements d’événements de santé inhabituels en milieu professionnel »

Responsables et conférenciers : Pascal EMPEREUR-BISSONNET et Annabelle LAPOSTOLLE (département santé travail, Institut de veille sanitaire)

Descriptif de l'atelier :

la réponse aux signalements d’évé- nements de santé inhabituels en milieu professionnel a été organisée à l’InVS par la mise en œuvre d’un dispositif régionalisé, les GAST : Groupes d’alerte en santé travail. Ce dispositif, qui a vocation à être étendu à l’ensemble du territoire national (DOM compris), permet d’organiser une réponse concertée et collégiale entre les institutions et acteurs régionaux, et de contribuer au repérage d’éventuels risques émergents. Ces acteurs sont les Direccte, les Agences régionales de santé (ARS), les Consultations de pathologies professionnelles (CPP) des Centres Hospitaliers Universitaires et, pour l’InVS, les Cellules de l’InVS en région (Cire) et le Département santé travail (DST). Le dispositif des GAST a été initié en 2008 dans la région Aquitaine et connait un déploiement progressif. En 2015, il couvre 11 régions : Aquitaine, Auvergne, Centre, Languedoc-Roussillon, Lorraine, Midi-Pyrénées, Nord-Pasde-Calais, Basse-Normandie, Pays-de-la-Loire, Picardie et Bretagne. Dans les autres régions, les signalements en santé travail sont pris en charge par la Cire, avec l’appui d’un épidémiologiste référent du DST. Après la présentation du dispositif Gast et d’éléments théoriques en épidé- miologie d’intervention, des exemples pratiques d’investigation des événements de santé les plus souvent signalés illustreront le propos.
Objectifs de l’atelier : Présenter l’organisation de l’InVS pour répondre aux événements de santé inhabituels et alertes sanitaires en milieu professionnel. Connaitre les principes de l’investigation de regroupements spatio-temporels de cas de maladies (clusters) et des syndromes collectifs inexpliqués. Comprendre l’utilité de mettre en place un registre exhaustif des personnes travaillant dans l’entreprise ou l’institution.

Nombre maximum de participants souhaités :
80 participants

Atelier 7

« Regards croisés sur le rôle des acteurs du maintien en emploi »

Responsable :  Audrey PETIT (Service de Santé au Travail et Pathologie Professionnelle, CHU d’Angers ; LUNAM, Université d’Angers)

Conférenciers :  Marie José DURAND (Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke, Canada), Jean-Michel DOMERGUE (GIMAC, Santé au Travail, Créteil) et Jean-Baptiste FASSIER (Hospices civils de Lyon, Université Claude Bernard, Lyon 1).

Descriptif de l'atelier :

 Contexte : le processus de retour au travail est un moment clé de la réussite du maintien en emploi après un arrêt de travail prolongé. Il implique différents acteurs dont le travailleur, l’entreprise, les professionnels de soins, le médecin du travail, le médecin-conseil de l’assurance maladie ainsi que l’environnement social, politique et économique. Ces acteurs ont potentiellement des points de vue et des intérêts divergents concernant la situation de handicap au travail.
L’objectif de cet atelier est d’aborder les multiples déterminants des situations de désinsertion professionnelle, le rôle des diffé- rents acteurs du processus de retour au travail, l’importance de la coordination de ces acteurs ainsi que les obstacles et facilitateurs aux échanges d’informations.
Une proposition de démarche systématique québécoise impliquant les acteurs du milieu de travail (ressources humaines, supérieur hiérarchique, institutions représentatives du personnel, travailleur) sera développée ; l’intérêt du rapprochement entre médecine de soins et médecine du travail dans l’accompagnement du patient-travailleur en difficulté professionnelle du fait de son état de santé, dans le même temps et avec un objectif commun sera abordé ; l’intérêt du « contact » médecin conseil/médecin du travail, la place de la visite de pré-reprise, la montée en puissance des médecines de contrôle et la place du médecin du travail et de son équipe pluridisciplinaire seront discutés.

Public concerné : équipes de santé au travail, employeurs, salariés, médecins de soins, médecins-conseils de l’assurance maladie, partenaires sociaux du maintien en emploi.

Nombre maximum de participants souhaités :
50 personnes

Atelier 8

« Conduites addictives en milieu professionnel : approche pratique par l’équipe de santé au travail »

Responsable : Gérald DEMORTIERE (médecin du travail AMETIF Santé au Travail / membre de la SFMT et de la SFA) 
Conférenciers : Claudine GILLET (médecin addictologue CSAPA Hôpital Villemin de Nancy / membre de la SFA) et Gérald DEMORTIERE (médecin du travail AMETIF Santé au Travail / membre de la SFMT et de la SFA)

Descriptif de l'atelier :

la loi du 20 juillet 2011 a confié entre autres nouvelles missions aux SST celle de prévenir la consommation d’alcool et de drogue sur le lieu du travail. Ces consommations majorent en effet le risque de survenue d’accidents du travail par les troubles du comportement induits, augmentent l’absentéisme et entraînent à terme un risque d’exclusion. La légitimité des services à se saisir de cette problématique est donc depuis cinq ans règlementairement actée. Mais les différents acteurs du champ clinique de la santé au travail, médecins et infirmiers, se sentent-ils dans les faits suffisamment outillés et à l’aise pour mener à bien cette mission ? Le manque de temps pour agir dans tous les champs de la pré- vention des risques professionnels sur lesquels ils sont attendus ainsi qu’une insuffisance de travail collaboratif avec les médecins traitants ou les addictologues sont d’autres freins à ne pas sous-estimer. Comment sortir du tabou ? Eviter l’isolement pour travailler en pluridisciplinarité certes, mais avec quels autres membres de l’équipe ou avec quels partenaires extérieurs au service ? Pourquoi la démarche de prévention collective est-elle la clé de voûte d’une approche réussie ? Autant de questions que nous aborderons à travers le prisme des expériences croisées d’un praticien addictologue et d’un médecin du travail tout en revisitant les différents modes d’approche clinique et biologique. Public visé : médecins du travail, infirmiers santé travail, psychologues du travail et autres IPRP spécialisés dans le domaine des addictions, membres de CHSCT.

Nombre maximum de participants souhaités :
100 personnes

Atelier 9

« Outils d’aide à l’évaluation des expositions professionnelles et au codage des emplois : Le portail Exp-pro »

Responsable : Corinne PILORGET (département santé travail, Institut de veille sanitaire) Umrestte/Université Lyon1
Conférenciers : Corinne PILORGET, Loïc GARRAS (InVS), Sabyne AUDIGNON (ISPED/ Université de Bordeaux)

Descriptif de l'atelier :

le portail Exp-pro (http://www.exppro.fr) a pour objectif de mettre à disposition de divers professionnels en santé travail les outils spécifiques de l’évaluation de l’exposition professionnelle, développés par l’InVS et ses partenaires. Ces outils se composent :
- des matrices emplois-expositions (une vingtaine de nuisances pour lesquelles l’évaluation est historisée depuis 1950). Ces matrices permettent de consulter l’exposition moyenne à certaines nuisances pour tous les emplois possibles.
- des matrices Sumex2 élaborées par l’InVS à partir des données de Sumer 2003 (92 nuisances évaluées pour l’année 2003),
- le programme Ev@lutil, ensemble de bases de données documentaires et métrologiques sur l’exposition aux fibres d’amiante et aux fibres minérales artificielles, fait en partenariat avec le LSTE de l’Université de Bordeaux. Depuis 2014, Ev@lutil s’est étendu aux particules nanométriques.
- de l’outil d’aide au codage des professions et des secteurs d’activité (CAPS) qui propose une aide au codage pour différentes nomenclatures nationales (PCS/NAF) et internationales (CITP/ CITI) des emplois - des tables de passage entre nomenclatures pour les professions et les secteurs d’activité.
Objectifs de l’atelier : présenter les outils et les bases de données du portail Exp-pro (quelles données sont accessibles et sous quelle forme ?) ; montrer leur intérêt pour la gestion des cursus professionnels et l’évaluation des expositions associées.

Nombre maximum de participants souhaités :
50 personnes

Atelier 10

« Actualités médico-administratives sur les maladies professionnelles en 2016 »

Responsables : Anne DELEPINE (INRS), Dominique FAUCON (CHU Saint-Étienne)
Conférenciers : Dominique FAUCON (CHU Saint-Etienne), Anne DELEPINE (INRS), Odile VANDENBERGHE (CNAMTS-DRP), Philippe PETIT (CNAMTS-ERSM Picardie), Valérie LOUVET (CNAMTS-DRP) 

Descriptif de l'atelier :

le médecin du travail, ou de prévention dans la Fonction publique, et de façon plus générale les acteurs des services de santé au travail sont de plus en plus souvent sollicités, autant par les travailleurs que par les employeurs, sur les procédures de déclaration en maladie professionnelle et sur le contentieux que les réponses des organismes de sécurité sociale peuvent soulever.
Pour les salariés du régime général et les assurés du régime agricole, une maladie professionnelle doit «être désignée dans un tableau de maladies professionnelles et être contractée dans les conditions définies par ce tableau ou satisfaire aux autres critères de reconnaissance établis par la loi n° 93-121 du 27 janvier 1993». Pour les fonctionnaires, c’est la Commission de réforme ou directement l’Administration qui reconnait le lien.
Objectif : cet atelier a pour but de rappeler les critères d’une maladie professionnelle ou d’une maladie contractée en service, les procédures à effectuer et le rôle que le médecin du travail, ou de prévention, ainsi que les autres acteurs de la santé au travail peuvent avoir pour conseiller et accompagner le salarié ou le fonctionnaire dans ces démarches.). Seront reprises aussi les dernières modifications des tableaux.
Public : médecins, infirmiers, assistantes sociales, DRH...

Nombre maximum de participants souhaités :
40 personnes

Atelier 11

« SEIRICH outil d’aide à l’évaluation des risques chimiques en entreprise »

Responsables : Raymond VINCENT (INRS) et Nicolas BERTRAND (INRS)

Conférenciers : Raymond VINCENT, Nicolas BERTRAND, Florian MARC, Frédéric CLERC, Nathalie TOULEMONDE (INRS)

Descriptif de l'atelier :

les produits chimiques mis sur le marché européen dans le cadre du règlement REACH nécessitent que l’utilisateur final, quelle que soit son activité, procède à l’évaluation des risques en application des dispositions du code du travail. Les méthodes d’évaluation des risques chimiques en milieu professionnel, prenant en compte les risques pour la santé, l’incendie-explosion, voire l’environnement sont multiples (Triolet & Héry, 2009) et nécessitent une harmonisation (Vincent et al., 2011) afin d’assurer une cohérence des actions de prévention.
En liaison avec plusieurs partenaires, l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) a développé une application informatique nommée SEIRICH qui vise à simplifier la démarche d’évaluation des risques chimiques (Vincent et al., 2005) et informer les entreprises sur les démarches de prévention et leurs obligations réglementaires.
SEIRICH est conçu pour être utilisé aussi bien par un utilisateur néophyte que par un expert du domaine de l’évaluation des risques chimiques. Cet outil bénéficiera de plusieurs fonctionnalités visant à simplifier la démarche d’évaluation du risque chimique pour les entreprises.
Cet outil intègre les évolutions apportées à la classification et à l’étiquetage des substances et des mélanges par le règlement CLP (UE, règlement CE N°1272, 2008).
SEIRICH est mis gratuitement à la disposition des différents publics concernés (TPE-PME, services HSE, services de santé au travail…) en téléchargement, via un site dédié (www.seirich.fr). Cet atelier a pour but de présenter aux acteurs des services de santé au travail l’outil SEIRICH, son utilisation et ses fonctionnalités dans le cadre de l’évaluation du risque chimique.

Nombre maximum de participants souhaités :
80 personnes

Atelier 12

Recommandations de bonnes pratiques concernant les expositions professionnelles à certains agents cancérogènes (amiante, poussières de bois, agents cancérogènes pour la vessie) : aspect pratiques

Responsables et conférenciers : Bénédicte CLIN-GODARD et Mathilde BOULANGER (service de Santé au Travail et Pathologie professionnelle, CHU de Caen)

Descriptif de l'atelier :

Public ciblé : médecins du travail, internes en santé au travail, médecins en formation en santé au travail
Objectifs :
- Faire le point sur les recommandations de bonne pratique concernant les expositions professionnelles à certains agents cancérogènes ;
- Donner des informations pratiques sur la mise en œuvre de ces recommandations (par exemple, biométrologie, laboratoires agréés pour les analyses, modalités de prescription d’un scanner thoracique de surveillance post-exposition ou post-professionnelle à l’amiante, etc …) ;
- Evoquer de façon interactive les modalités pratiques et questions concrètes concernant l’application de ces recommandations et les difficultés pouvant être rencontrées, à l’aide de cas concrets.
Moyens pédagogiques :
- Diaporamas et exemples de cas concrets ;
- Réponses personnalisées aux questions posées et transmises par les participants en amont de l’atelier.

Nombre maximum de participants souhaités :
80 personnes

Atelier 13

« Santé au travail dans la Fonction publique : Droits statutaires des agents, maintien au travail et reclassement »

Responsables et conférenciers : Sophie FANTONI-QUINTON (professeur de médecine du travail, Docteur en Droit, CHU de Lille), Florence FOULLON (médecin coordonnateur national du ministère de l’intérieur - chef du service de médecine de prévention) et Jean-François GEHANNO (professeur de médecine du travail, CHU de Rouen)

Descriptif de l'atelier :

En France, plus de 5 millions de salariés disposent d’un statut de fonctionnaire, qui présente des particularités par rapport au statut des salariés du régime général en termes d’organisation du suivi de santé au travail, d’aptitude médicale, de droits à congé et de maintien au travail.
Ainsi, les fonctionnaires dépendent de la médecine du travail (fonction publique hospitalière) ou de la médecine de prévention (fonction publique d’État et fonction publique territoriale) pour leur aptitude au poste, mais de la médecine agréée pour leur aptitude à la fonction.
De plus, les organisations des médecines de prévention ou du travail, bien que visant un objectif commun, présentent des singularités en terme de place des acteurs, de moyens ainsi que de contenu et de périodicité des visites médicales, pour les agents statutaires ou contractuels de droit public.
L’état de santé d’un fonctionnaire peut le conduire à demander le bénéfice d’un congé maladie, qui peut prendre plusieurs formes (du congé maladie simple au congé longue durée, en passant par l’accident de travail ou la maladie contractée dans l’exercice des fonctions). Ces différents types de congés peuvent nécessiter l’avis d’un comité médical ou d’une commission de réforme, sachant que l’employeur public dispose désormais du droit direct de reconnaissance de l’imputabilité d’un accident de travail ou d’une maladie professionnelle. Ces congés donnent également droit, sous certaines conditions, à un maintien de salaire de durée variable en fonction de la situation des agents.
La notion de reclassement ainsi que les obligations des employeurs face à une restriction, une incapacité de travail, une inaptitude ou une invalidité ont beaucoup évolué ces dernières années. Désormais, les agents titulaires, stagiaires ou contractuels de droit public de la fonction publique qui ne peuvent plus exercer leurs fonctions pour inaptitude physique, provisoire ou définitive, doivent de la même manière que dans le secteur privé (et sous l’impulsion de la jurisprudence administrative), bénéficier d’un aménagement de leur poste de travail ou, quand cet aménagement est impossible ou insuffisant, d’un reclassement professionnel.
Tous ces éléments seront abordés au cours de l’atelier. Mots clés : Fonctions publiques ; Retour au travail ; Droits statutaires ; Reclassement ; Invalidité ; Santé au travail

Nombre maximum de participants souhaités :
70 personnes

Atelier 14

« Du diagnostic de situation à l’action pluridisciplinaire animée et coordonnée par le médecin du travail »

Responsables et conférenciers : Virginie ROIG (médecin du travail, ASMT 65 Tarbes) et Gérald MAGALLON (médecin du travail, Gest 05, Gap)

Descriptif de l'atelier :

La réforme du 20 juillet 2011 a mis en place des plans d’action dans les services de santé au travail interentreprises (SSTI). Afin de convaincre les entreprises, de prioriser les actions et de les dimensionner, il est nécessaire de partir d’un diagnostic de situation. L’outil EVREST permet de dégager des indicateurs qui permettent d’objectiver avec un pouvoir discriminant, les points sur lesquels les équipes pluridisciplinaires doivent faire porter leurs actions. L’introduction des thésaurus harmonisés est une aide potentielle supplémentaire qui se met en place. Pour que le diagnostic soit efficace, il est indispensable que l’ensemble des acteurs du SSTI incrémente les informations de façon exhaustive et homogène. A partir de là, plusieurs types d’actions peuvent être menées tenant compte de l’importance de l’intervention et des moyens humains du service. Plusieurs méthodes d’animation et de coordination d’équipe peuvent être utilisées par le médecin du travail. Les animateurs illustreront autour de cas concrets qui pourront être discutés avec l’assistance, des démarches complètes de prévention des risques professionnels que peuvent mettre en œuvre les SSTI. Les objectifs pédagogiques sont les suivants : à l’issue de l’atelier les participants seront sensibilisés à une méthode simple d’objectivation des risques professionnels dans leur secteur géographique et dans les branches dont ils ont la charge. Ils auront acquis des principes simples d’animation et de coordination de l’équipe pluridisciplinaire par l’exemple.

Nombre maximum de participants souhaités :
50 personnes